Encore feministes !

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action n°65 - 11 février 2016
Les évêques du Brésil, le Zika et les droits fondamentaux

 

« Encore féministes ! » a cosigné ce communiqué de presse diffusé le 11 février 2016 par la CLEF (Coordination francaise pour le Lobby européen des femmes).

Pour l'accès universel à la contraception et à l'avortement

Alors que la propagation du virus Zika s'intensifie dans les pays d'Amérique Latine, que des milliers de femmes avortent illégalement au risque de leur santé et de leur vie, la conférence des évêques du Brésil élève la voix pour s'opposer au recours à l'avortement et demande aux femmes de repousser leur projet de grossesse et d'observer une période d'abstinence !
Cette réaction violente des autorités religieuses est une réponse invraisemblable à la demande de l'ONU faite le vendredi 5 février 2016 aux pays d'Amérique latine d'ouvrir le droit à l'avortement et aux méthodes contraceptives pour leur permettre une lutte concrète contre le virus Zika.
Selon le journal Le Monde daté des 7-8 février, 70 % des mères d'enfants atteints de microcéphalie au Brésil vivent dans une extrême pauvreté, 78 % d'entre elles sont abandonnées par le père.
Selon aussi l'OMS, 850 000 à 1 million de femmes se font avorter illégalement au Brésil chaque année. C'est la cinquième cause de mortalité maternelle faute d'acte sécurisé médicalement.
Le 14 mars prochain s'ouvrira la 60e Commission du Statut de la Femme (CSW) aux Nations-Unies à New York. Le thème de cette nouvelle session porte sur l'autonomisation des femmes et le lien avec le développement durable. Le cinquième Objectif de Développement Durable sera particulièrement étudié puisque il traite de l'égalité entre les sexes.
C'est une occasion exceptionnelle pour lancer un nouvel appel à un droit international pour les femmes à l'émancipation et l'autonomisation qui passent en priorité par le respect de leurs droits sexuels et reproductifs.
La CLEF a envoyé en novembre 2015 une déclaration écrite pour revendiquer que chaque femme dans le monde puisse avoir accès à des services de santé maternelle y compris l'accès libre à la contraception et à l'avortement.
La loi civile, et notamment les droits fondamentaux, ne doit pas émaner des prescriptions religieuses.